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Former au documentaire : l’Ina passe à la vitesse supérieure

Par Didier Zyserman, responsable pédagogique à Ina SUP

smallAprès avoir effectué des études d’histoire (Paris 1, Ehess, l’École des hautes études en sciences sociales) et un master audiovisuel à Paris IV, Didier Zyserman a travaillé durant près de dix ans en tant que responsable de centres de ressources dans des structures spécialisées dans le cinéma, l’audiovisuel et le multimédia. Il avait en charge le conseil et l’orientation des publics demandeurs de formations et l’accompagnement des projets de réalisateurs de documentaires. En parallèle à ces activités, il réalise et produit des films documentaires de création. En août 2012, il rejoint l’équipe du second cycle Ina SUP, où il est chargé d’encadrer, en tant que responsable pédagogique, le master Ina SUP « Production audiovisuelle » et le master 2 professionnel « Concepteur audiovisuel » réalisé en partenariat avec l’École normale supérieure de Cachan et l’École nationale des chartes.

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Le paysage audiovisuel est en permanente évolution technologique, que ce soit au niveau de la fabrication des contenus, de la diffusion ou de la réception. Le documentaire est plus que jamais au cœur des enjeux et des besoins de ce paysage mouvant. D’où la nécessité pour les organismes de formation continue de s’adapter aux nouveaux besoins générés par ces évolutions, tandis que les universités proposent désormais nombre de formations supérieures à la réalisation. Didier Zyserman décrit comment l’Ina s’insère dans cette offre de formation, en tirant profit de ses atouts historiques : renforcement de ses points forts dans la formation professionnelle et investissement dans une politique ambitieuse de formation initiale et supérieure, avec la mise en place de deux masters complémentaires.
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À nouveaux usages et pratiques, nouvelles formations
 

Le cinéma documentaire est révélateur des changements qui s’opèrent au sein de la société. Il accompagne les évolutions récentes du paysage audiovisuel et les nouveaux usages et pratiques nés des innovations technologiques. Smartphones, tablettes, télévision connectée, ont changé le mode de réception et de fabrication des images. Les formes non linéaires du récit, très présentes dans le transmédia, ont également influé sur la manière de concevoir et de penser le réel. Le documentariste ne pouvait que s’emparer de ces outils technologiques et de ces nouvelles formes d’écriture nées du Web.

L’apprenti documentariste doit être capable aujourd’hui de se former autrement et de pouvoir appréhender toutes les formes de récit, y compris dans leur environnement numérique. Face à ces besoins, l’offre de formation aux métiers du documentaire s’est étoffée, comme en témoignent la diversification des filières et l’augmentation du nombre de postulants à la réalisation, en particulier au sein de la formation initiale. Chaque année, une centaine d’étudiants suivent une formation spécifique au documentaire, que cela soit au sein de l’université 1, dans une école de cinéma, dans une école d’art 2 ou en formation continue 3.
 

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Des étudiants assistant à la master class d’Yves Jeuland à la Scam, photo Didier Allard, 2011© Ina.
 

La formation à la réalisation documentaire investie par l’Université
 

L’offre de formation à la réalisation documentaire a longtemps été réservée soit aux personnes ayant exercé une activité salariée et voulant effectuer une reconversion professionnelle ou se perfectionner dans son domaine 4 (formation continue dans le cadre d’un CIF 5) soit aux candidats voulant intégrer une école spécialisée de cinéma. Dans le cadre de la formation initiale, l’accès aux écoles publiques se fait par un concours très sélectif 6 et, proposé à des coûts élevés au sein des écoles privées (environ 7 000 euros par an).

Depuis une vingtaine d’années, l’apprentissage de la réalisation documentaire a fait son entrée au sein de l’enseignement supérieur en France. Dans la continuité des études de cinéma et d’audiovisuel (licence), l’Université a créé des filières professionnelles de niveau master axées sur le cinéma documentaire.

L’Université offre une réelle alternative pour les apprentis cinéastes qui veulent se former aux techniques du documentaire. Cette offre universitaire propose des perspectives d’intégration sur le marché du travail, à un coût raisonnable (droits universitaires). Il existe actuellement une dizaine de masters professionnels spécialisés dans la réalisation documentaire. Ils sont répartis sur l’ensemble du territoire et offrent une formation de qualité aux aspirants cinéastes.

Les masters à vocation professionnelle sont accessibles à partir d’un Bac + 3, après une licence ou un master 1. Ils sont sélectifs et accompagnent une vingtaine d’étudiants chaque année par promotion. Les programmes académiques proposés alternent apprentissages théoriques (histoire et analyse du documentaire, économie, droit du cinéma et de l’audiovisuel, anglais professionnel, etc.) et apprentissages pratiques par le biais de la réalisation d’un court métrage documentaire. Les étudiants encadrés par des professionnels du secteur appréhendent les différentes étapes de la conception et de la réalisation d’un film (écriture, mise en scène, prise de vue et prise de son, montage et postproduction). À l’issue de leur formation, les étudiants ne deviendront pas tous réalisateurs mais ils auront acquis, auprès d’un corps professoral composé de professionnels et d’universitaires, les fondamentaux de la réalisation documentaire. Ils auront également tissé un réseau professionnel, appréhendé les modes d’entrée dans le métier et effectué un stage pratique au sein d’une entreprise audiovisuelle ou sur un tournage de film.
 

La palette complète de l’offre de formation de l’Ina
 

C’est dans ce contexte que l’Institut national de l’audiovisuel (Ina) a développé une offre de formation spécifique aux métiers du documentaire. L’apprentissage des techniques du documentaire à l’Ina s’appuie sur un environnement favorable : une mission patrimoniale de préservation des archives audiovisuelles, un pôle dédié à la production et à l’édition de films documentaires, héritier d’une longue histoire de production documentaire de création, une offre complète de stages longs dans le cadre d’Ina Expert, et enfin la création en 2007 d’une école audiovisuelle : Ina SUP.
 

• Ina Expert : une offre diversifiée de stages longs en formation continue


L’offre de stages en formation continue à l’Ina est complète et diversifiée. Pas moins de six stages sont proposés pour le documentaire dans tous ses aspects (écriture, réalisation, tournage) 7 et intègrent les nouvelles formes d’écriture à ses programmes. Le décloisonnement des genres, l’ouverture aux nouveaux formats et à l’hybridation de ceux-ci, sont parties prenantes de l’offre de formation depuis déjà plusieurs années. Jean-Claude Mocik, responsable de la filière « Conception, Écriture, Réalisation » explique ainsi que « les enseignements profitent non seulement d’intervenants spécialisés mais aussi d’équipements adaptés. Les participants abordent ainsi les mutations culturelles et technologiques avec professionnalisme et efficacité ». Des formations spécifiques au webdoc et aux nouveaux médias, dont le journalisme web (responsable Bruno Masi 8), sont également proposés.

 

• Ina SUP : deux masters complémentaires en formation initiale


Outre la formation continue, l’Ina aborde le genre documentaire à travers deux formations initiales, l’une centrée sur la réalisation documentaire (master Concepteur audiovisuel), l’autre sur les métiers de la production audiovisuelle (master Ina SUP production audiovisuelle). Ces deux diplômes délivrés dans le cadre d’Ina SUP 9, s’inscrivent dans un cursus de formation initiale, c'est-à-dire en prolongement des études. 
Ces deux formations sont complémentaires, menant l’une aux métiers de la réalisation documentaire, l’autre aux métiers de la production audiovisuelle, dont le documentaire est l’une des filières possibles.

- Le master 2 professionnel « Concepteur audiovisuel, représentations plurimédias de l’histoire, de la société et de la science » a été créé en 2011 avec l’idée d’appréhender la réalisation documentaire sous toutes ses formes. L’objectif de la formation vise principalement à former des concepteurs et des réalisateurs de documentaires dans l’audiovisuel (cinéma, télévision, radio, Web), ainsi que des responsables éditoriaux de sites multimédias intervenant dans les médias et dans l’édition.
 

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Une séance de master class à la Scam, photo Didier Allard, 2011© Ina.
 

La finalité de cette formation est clairement professionnelle : le master 2 ne destine pas aux métiers de la recherche et de l’enseignement. La formation s’étend sur une année scolaire (d’octobre à juin), avec la possibilité d’effectuer un stage de trois mois en entreprise. Les frais d’inscription sont peu élevés (droits universitaires) et des professionnels peuvent également suivre le cursus en formation continue.

Le diplôme repose sur un partenariat entre trois organismes prestigieux et complémentaires : l’École normale supérieure de Cachan (ENS Cachan), l’École nationale des chartes (ENC) et l’Institut national de l’audiovisuel (Ina). Chaque partenaire apporte sa culture et son savoir-faire, complémentaires au niveau de la formation. L’on peut citer pour l’ENS Cachan : méthodes et outils de la recherche en sciences sociales ; pour l’ENC : méthodologie et recherche des fonds ; et pour l’Ina : archives audiovisuelles et sonores, environnement professionnel et matériels audiovisuels dédiés.

La particularité de cette formation est d’offrir un enseignement à la fois théorique et pratique, qui se base autant sur la conception et la réalisation documentaire « classique » que sur les nouveaux formats nés avec l’apparition du Web. Le pari pédagogique est de former chaque année dix étudiants autant à la conception de programmes audiovisuels qu’aux formats non linéaires : webdoc, transmédia, etc. Le webdocumentaire 10 prend ainsi sa place au sein des programmes académiques au même titre que la mise en scène du réel par l’image et le son.
 

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Rencontre avec le réalisateur Jean-Xavier de Lestrade, au cours de sa master class à la Scam, photo Aude Paget, 2012© Ina.
 

Les enseignements théoriques et pratiques sont dispensés sous forme de cours et de formations techniques sur le cinéma, l’audiovisuel et le Web. Les enseignements théoriques comprennent plusieurs modules : l’histoire et l’esthétique du genre, le droit de l’audiovisuel, la connaissance des fonds et la critique des sources, la production et les marchés du documentaire, le documentaire radiophonique, la scénarisation interactive de sites et de webdoc. Les enseignements pratiques incluent des ateliers sur les aspects techniques et esthétiques du montage avec Final Cut, la réalisation monocaméra, la captation et le montage du son, la réalisation du documentaire, le développement de sites et de contenus pour le Web et le pitch de projets documentaires en anglais (présentation brève du projet et des intentions filmiques face à un jury de professionnels). Le corps professoral est composé d’une part de professionnels de l’audiovisuel en exercice (réalisateur, chef monteur, chef opérateur image, ingénieur du son, producteur, responsables au sein de chaîne de télévision ou de la radio) mais également d’universitaires.

Les étudiants du master sont recrutés à Bac + 4, à raison de dix par promotion. La sélection privilégie des profils complémentaires et prête une grande attention aux expériences des candidats en dehors de l'université. Les candidats viennent en majorité des sciences sociales (littérature, histoire, philosophie, sociologie) et pour la plupart n’ont jamais touché à une caméra avant d’intégrer la formation. Si beaucoup d’entre eux aspirent à devenir documentaristes, plusieurs sont également intéressés spécifiquement par le Web, l’édition numérique ou le documentaire radiophonique. Durant l’année de leur formation, tous auront l’occasion de s’initier à la prise en main d’une caméra, de faire de la prise de son et de monter des rushes à partir de leur propres images ou d’images archives. Les étudiants ont ainsi pu travailler avec le réalisateur Gabriel Le Bomin (auteur du film Guerre d'Algérie, la déchirure diffusé sur France 2) à partir d’images d’archives inédites auxquelles ils ont eu accès avec le site InaMédiaPro, qui propose des contenus audio et vidéo de l’Ina aux professionnels.11
 

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Une séance de la master class du producteur Richard Copans (Les Fims d’ici) à la Scam, photo Aude Paget, 2011© Ina.
 

Outre les ateliers et les cours, des rencontres professionnelles sont organisées avec des réalisateurs. Le master s’efforce de construire des passerelles entre l'université et le monde professionnel, notamment grâce à un partenariat avec la Société civile des auteurs multimedia (Scam), lors de rencontres régulières sous forme de « master class » avec des réalisateurs de documentaires (Jean-Louis Comolli, Richard Copans, Didier Cros, Bernard George, Jean-Xavier de Lestrade, Mosco Levi Boucault, Nicolas Philibert, Jérôme Prieur, Claire Simon, Yves Jeuland) venant présenter leur film documentaire et échanger avec les étudiants sur leur travail (voir les photos ci-dessus et ci-dessous).

Chaque étudiant écrit un projet personnel, que cela soit une séquence d’un film documentaire ou une maquette d’un projet transmédia, et le réalise en binôme. A la fin du cursus, chaque étudiant aura eu ainsi la possibilité de réfléchir à un objet audiovisuel et de le réaliser. La réalisation d’un projet documentaire est envisagé depuis sa conception jusqu’à sa réalisation. Le producteur Christophe Barreyre (Amip) et la réalisatrice Laurence Jourdan encadrent les étudiants, leur apportant savoir-faire et outils à toutes les étapes successives de la réalisation. Ceux-ci devront concevoir un projet personnel, défendre un point de vue et le mettre en œuvre en images et en sons. Les étudiants montent leur propre film documentaire, qu’ils présentent à un jury en fin d’année. Le dossier écrit du projet est présenté pour le mémoire professionnel. En parallèle à la réalisation d’un film, les étudiants réalisent une maquette interactive d’un projet transmédia, encadrés par une équipe de designers, de graphistes et d’auteurs multimédias. L’exercice pratique mêlant réalisation documentaire et conception web offre aux étudiants la possibilité de concevoir un projet multiformat.
 

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Une séance de la master class d’Yves Jeuland à la Scam, projection de son film Le Président, photo Didier Allard, 2011© Ina.
 

- En ce qui concerne la production, le diplôme Ina SUP « Production audiovisuelle » a été créé en même temps que l’école Ina SUP et vient d’obtenir en 2013 le grade de master 12. Ce cursus forme sur deux années des professionnels capables d'initier et d'accompagner la création d'œuvres audiovisuelles pour tous les écrans et sur tous les supports. La formation est organisée sous forme d’unités d’enseignements, dont l’unité « Analyse et développement de documentaires » de 72 heures au premier semestre. Les étudiants abordent la production documentaire, sous ses aspects créatifs et financiers. Outre l’analyse des contenus, de l’économie et du financement des documentaires, l’accent est mis sur la pratique : études de cas concrets par des professionnels, présentation de projets individuels ou collectifs. Chaque étudiant présente un projet de développement de film documentaire en binôme, basé sur une idée originale, avec présentation d’un devis détaillé, d’un plan de financement, d’une stratégie de développement, etc. Il rencontrera durant sa formation des producteurs (Alegria, Amip, Bonne Pioche, Les Films d’Ici, Kuiv productions, Quark Productions, Temps Noir, etc.), des directeurs de production, des diffuseurs (Arte France, Canal +, France Télévisions, Planète), des réalisateurs et devra pitcher son projet face à un jury composé de professionnels. Les étudiants abordent tous les aspects du documentaire, y compris lors de la deuxième année, dans la gestion financière et administrative d’une entreprise. Ils assistent aux grands rendez-vous du documentaire, se déplaçant au Fipa (Festival international des programmes audiovisuels), au Sunny Side of the Doc (marché international du documentaire à La Rochelle), où ils rencontrent les professionnels du secteur. À l’issue de leur formation, les étudiants effectuent un stage de trois à six mois au sein d’une entreprise audiovisuelle. Ils auront ainsi pu s’initier au cours des deux années de leur formation à l’ensemble des facettes de la production audiovisuelle.

Les formations de second cycle à Ina SUP ont largement intégré les enjeux du documentaire dans leur offre pédagogique, avec de réelles perspectives d’intégration professionnelle. Le master Concepteur audiovisuel n’en est qu’à sa troisième année d’existence mais il promet de s’installer durablement dans le paysage de la formation audiovisuelle, positionné à la fois sur la conception de la réalisation documentaire et de la scénarisation interactive.

Le genre documentaire a largement évolué, attirant un public croissant. Les postulants à la réalisation documentaire sont en augmentation constante. Le réalisateur, qui propose une vision du monde, à partir des méthodes d’observation du réel, doit outre l’acquisition d’une solide culture générale, être en mesure d’assimiler les concepts et les formes du transmédia, pour proposer des projets multiformats. L’interactivité, les réseaux, les outils de navigation, font désormais partie du langage nécessaire au documentariste.

Par Didier Zyserman, responsable pédagogique à Ina SUP, septembre 2013

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1. Parmi les Universités proposant des masters professionnels orientés vers le cinéma documentaire, l’on peut citer :
- « Master pro Réalisation de documentaire et valorisation des archives » - Université Bordeaux III ;
- « Master pro2 « Image et Société » Université d'Évry Val d'Essonne ;
- « Master pro2 « Concepteur audiovisuel » ENS Cachan / ENC / INA ;
- « Master pro2 documentaire de création, option Réalisation » - Université de Grenoble III ;
- « Master pro2 documentaire : écritures des mondes contemporains » - Université de Paris VII ;
- « Master pro cinéma et audiovisuel : réalisation et création » - Université de Paris VIII ;
- « Master pro2 mention Études audiovisuelles, parcours Réalisation » ESAV / Université de Toulouse II Le Mirail ;
- « Master pro Réalisation de documentaire animalier » Université de Poitiers ;
- « Master pro Ecriture et Réalisation Documentaire » - Université de Poitiers ;
- « Master pro Arts du spectacle - Création documentaire » - Université de Strasbourg II.

2. L’Ensad (École nationale supérieure des arts décoratifs) propose un cursus photo/vidéo intégrant largement le champ documentaire ; Le Fresnoy forme en deux ans des étudiants qui expérimentent et réalisent des œuvre personnelles, dont le documentaire.

3. Pour consulter l’ensemble des formations cinéma, audiovisuel et multimédia proposées en France on peut consulter le site de videadoc (www.videadoc.com), qui propose une base de données très complète sur l’offre de formation initiale et continue.

4. L’on peut citer l’exemple des « Ateliers Varan », organisme fondé par le cinéaste Jean Rouch et qui forme des futurs réalisateurs de documentaire, par le biais d’un stage pratique où chaque apprenant tourne son propre film, prend le son sur celui d’un autre, et discute collectivement de ses rushes avec les autres stagiaires. Chaque année, deux stages forment à la réalisation documentaire (« atelier de réalisation de films documentaires », « pratique de la réalisation documentaire ».

5. Il est possible de suivre une formation dans le cadre du plan de formation défini par l'employeur, ou de demander à bénéficier d’un Congé individuel de formation (CIF).

6. La Fémis (École nationale supérieure des métiers de l’image et du son) comporte ainsi pour la formation initiale une section réalisation avec 4 places. La formation dure quatre ans et fait une place au genre documentaire. Concernant la formation continue, deux stages proposés sont spécifiques au documentaire : « atelier documentaire », « archidoc ».

7. « Pratiquer l’analyse des films documentaires », « Réaliser un documentaire : mode d’emploi », « Enquêter pour le documentaire », « Concevoir et réaliser un documentaire », « Concevoir et écrire des documentaires », « Atelier de conception et de réalisation documentaire ».

8. Voir l’entretien avec Bruno Masi et Olivier Porcherot sur les formations journalisme et web, « Les journalistes face au développement web », dans le numéro des E-dossiers de l’audiovisuel : « Journalisme, Internet, libertés », publié en octobre 2012. Pour le détail de ces formations, voir : « Transmédia. Formation professionnelle et formation continue aux projets transmédia », Ina Expert.

9. Ina SUP, l’école audiovisuelle de l’Ina a été fondée en 2007. Elle comporte un premier cycle d’enseignement proposant des BTS métiers de l’audiovisuel avec 4 options (« Techniques d'ingénierie et exploitation des équipements », « Gestion de production », « Métiers du son », « Montage et postproduction ») un Diplôme Ina « Documentaliste multimédias », une licence professionnelle « Réseaux et télécommunications ». Outre les formations « Production audiovisuelle » et le master 2 « Documentaire Concepteur audiovisuel », le second cycle comprend un master « Gestion de patrimoines audiovisuelle ». Pour plus d’informations, voir : « Masters audiovisuels et diplômes de deuxième cycle ».

10. Sur le webdocumentaire, voir l’article de Bruno Masi dans ce numéro des E-dossiers de l’audiovisuel : « Le webdocumentaire, entre approximation et expérimentation », in « Le documentaire, un genre multiforme », Ina, septembre 2013.

11. InaMédiaPro est un service qui permet aux professionnels d’accéder à distance aux images et aux sons de l’Ina.

12. Délivré par l’État, le grade de master est l’un des quatre grades de l’enseignement supérieur. Le diplôme Ina SUP de niveau Bac+5, reconnu dès sa création par le ministère de la Culture et de la Communication, intègre désormais le système LMD (Licence Master Doctorat), instauré à l’échelle européenne pour faciliter la mobilité des étudiants et l’équivalence des diplômes.