Témoignage : Réaliser une fiction courte

Témoignage de Martin Brossollet, scénariste, suite à la formation "Réaliser une fiction courte"

Temoignage

La formation "Réaliser une fiction courte" fait partie du parcours dédié à la direction et à la production artistiques de séries, destiné aux auteurs et scénaristes.

Martin Brossollet, scénariste, qui a participé à cette formation, a accepté de répondre à quelques questions.

Quels sont, d'après vous, les points positifs du stage ?

Martin BrossolletLa prise directe avec la réalité d'un tournage, avec des contraintes techniques et d'agenda : le chrono, lancé au début du stage, ne s'arrête qu'à la fin de celui-ci.

Le contact avec de vrais professionnels : à la différence d'un "film de potes", ce stage met ensemble des techniciens spécialisés, très aguerris, et plutôt bons pédagogues, qui transmettent une partie de leur expérience, en relation étroite avec les difficultés du moment, afin de les résoudre.

Le fait d'avoir un objet montrable : avec ses qualités et ses défauts, mais proche d'un produit fini, même si l'objet du stage est plus d'apprendre que de fabriquer. C'est toutefois extrêmement gratifiant.

Qu'avez-vous retenu d'essentiel ?

M. B. : L'importance du découpage et de la direction d'acteur, et le fait que l'un ne doit pas cannibaliser l'autre ! La prochaine fois, je pense que je répéterai plus avec les comédiens. Et discuterai plus avec les techniciens.

L'aspect crucial de chaque rouage, et la nécessité impérieuse de diviser le travail : faire la (le) scripte pour la continuité et les regards et le rapport des prises, par exemple, est très difficile en même temps que le clap, ou les accessoires en même temps que les costumes, équipe réduite oblige. mine de rien, chaque métier est vraiment essentiel.

La gestion de la frustration de tout ce qu'on a oublié ou mal fait, les bonnes et mauvaises surprises, l'importance capitale du montage et de la musique.

Chaque mot, chaque geste, chaque regard compte !


Comment recommanderiez-vous cette formation ?

M. B. : Le meilleur moyen de comprendre l'importance de ce que vous écrivez et des conséquences sur la fabrication d'un film. 


Pourquoi avoir choisi l'Ina ?

M. B. : C'est un vivier de professionnels qui bénéficie d'un capital d'expertise considérable, et de moyens techniques importants. 
Le campus offre de nombreuses possibilités de tournage, et permet de travailler dans de très bonnes conditions.
Une bonne partie des soucis logistiques est ainsi évacuée d'emblée, pour permettre de se concentrer à l'acquisition des savoirs transmis.